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12 mai. 2019

Géraldine Caplain a ouvert sa ferme dédiée à l’alpaga en 2015.

À l’orée de la forêt de la Petite Charnie, entre les collines et les prés, Géraldine Caplain a installé sa ferme, le Paradis de la Charnie, dédiée à l’élevage de l’Alpaga et à la transformation de sa laine. Ce cousin du lama, réputé pour la qualité de sa laine, fait son bonheur depuis plusieurs années. Il y a deux ans, elle ouvrait sa ferme au grand public. Elle nous raconte les débuts de son activité et sa passion pour cet animal originaire de la Cordillère des Andes.

Pourquoi avoir créé une activité agricole ?
J’ai toujours eu envie de monter une ferme et vivre à la campagne. J’ai exercé plusieurs métiers, comptable, graphiste freelance mais ça ne me plaisait pas. Je me suis arrêtée pour me consacrer à mes enfants et c’est là que j’ai rencontré l’alpaga, lors d’un séjour en vacances dans les Alpes. Un vrai coup de foudre. Je les trouvais fiers et calmes. J’ai passé la journée à les regarder. Un an après j’achetais deux femelles avec dans un coin de ma tête cette idée de ferme. Le projet a mûri. J’ai passé mes diplômes pour être agricultrice (BPREA) et en 2015 je m’installais en Sarthe.

Qu’est-ce qui rend cet animal si attachant ? 
Les Alpagas sont très curieux. Dès qu’il y a quelque chose de nouveau, ils viennent voir. Quand il y a une naissance, c’est très drôle, les autres femelles entourent la mère pour voir arriver le nouveau-né. C’est très calme mais peureux. Les mâles peuvent parfois être un peu plus virulents. Ils peuvent se battre et se blesser. Ils se mettent debout un peu comme des boucs ou peuvent cracher.

Vous travaillez la laine de l’alpaga. Comment procédez-vous ?
Je tonds les alpagas une fois par an au printemps et récupère 3 à 4 kg de laine par animal que je trie en 3 qualités. La qualité 1 servira pour le prêt à porter, la deuxième pour les plaques de feutres (chapeaux, sacs…) et la dernière pour la conception d’oreillers, duvets… tout est récupérable. J’envoie ma production à une micro-filature qui n’utilise pas de produits chimiques, pour laver la laine et constituer les pelotes. Cette micro-filature me garantit qu’il s'agit bien de ma laine quand elle me renvoie les pelotes. Je peux donc dire que cette laine (elle nous montre un bonnet noir posé sur la table NDLR) vient de Lexus par exemple.
Ensuite, je confectionne différents articles de prêt-à-porter : bonnets, écharpes, gants, mitaines ou encore des ensembles pour bébé… C’est une laine très chaude, très douce, très résistante et hypoallergénique. C’est une laine qui ne gratte pas.

Que proposez-vous lors de la visite à la ferme ?
J’emmène les visiteurs dans tous les prés et j’explique la vie de chaque type d’animal avec un accent particulier sur les alpagas. J’ai 22 alpagas, des chevaux, des poneys, des ânesses du cotentin, des Kunekune (cochons japonais), 5 chèvres angora, pour la laine également, des canards d’estaires (du nord de la France) des poules pavilly, crève cœur (races menacées) et Gournais naines et des lapins nains. Nous finissons la visite par la boutique où les visiteurs découvrent tous les produits transformés.

La visite de l’élevage est possible tous les jours sur réservation, sauf les mercredis, d’avril à septembre, pour les groupes et les particuliers (en fonction du nombre de personnes) et dure environ 1h30.

 

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